Comment Fonctionne une Grue de chantier Mobile ?

Depuis qu’il a décidé d’entreprendre des constructions, à peu près depuis l’Antiquité donc, l’homme a eu besoin d’engins de levage pour effectuer de hautes constructions et lever de lourdes charges.

Il a donc créé des engins, avec les matériaux et techniques de son époque. C’est de ces engins que s’inspirent directement nos grues de chantier modernes.

Il existe de très nombreux types de grues, principalement distinguées en deux catégories : les grues à tour et les grues mobiles.

Les grues mobiles ou grues automontante sont celles qui se déplient seules, de façon autonome. Elles sont montées sur pneus ou sur chenilles, ce qui les rend donc facilement déplaçables et transportables, d’où leur nom de « mobiles ».

Les grues à tour, a contrario, doivent être montées et démontées élément par élément. Ce sont les grues que l’on voit le plus souvent sur les gros chantiers dans nos villes.

(Nous vous présentons les différents types de grues plus bas sur cette page).

Ce que l’on demande à une grue c’est de pouvoir soulever et manipuler, dans les airs et en hauteur, des charges très lourdes, équivalentes à plusieurs tonnes.

Il est donc évident que de nombreux paramètres doivent être pris en compte: poids de la charge, stabilité, équilibre et vent, pour les principaux.

Au-delà de 70 km/heure de vent, les chantiers cessent, en général, toute utilisation des grues par mesure de sécurité.

En cas de forte rafale, le moteur est éteint et les grues sont placées en « girouette », puisqu’elles s’offriront aux caprices du vent.

Pour assurer la stabilité d’une grue, différentes options sont choisies par les constructeurs selon qu’il s’agisse d’une grue à tour ou d’une grue mobile.

Sur une grue mobile, ce sont des stabilisateurs dépliants qui vont assurer une stabilisation efficace et sécurisée de la grue.

Sur une grue à tour, le système de stabilisation est plus complexe. D’abord, la grue est fixée au sol. Ensuite, afin de bien fixer son emprise et garantir une bonne stabilisation, on renforce la base avec de solides contrepoids en béton.

Et même quand elle ne travaille pas, il faut que la grue soit équilibrée et stable ! Et oui : à l’arrêt du chantier, cela ferait désordre si la grue s’effondrait sur les habitations ou immeubles alentours …

Vient ensuite l’élévation du mât en acier.

Le mât est la partie verticale de la grue. Il est composé, en général des parties suivantes:

  • des haubans à la base,
  • d’un premier mât qui relie les haubans à un groupe hydraulique,
  • ce groupe hydraulique est lui-même relié à une cage télescopique ainsi que des vérins de télescopage, permettant à la grue de fonctionner et de lever les charges souhaitées,
  • des éléments, que l’on fixe les uns aux autre pour atteindre la hauteur souhaitée,
  • de pivot et de couronne d’orientation, pour pouvoir orienter la grue à 360 degrés,
  • du mât de cabine,
  • d’un porte-flèche qui est placée au sommet du mât et qui, comme son nom l’indique, porte la flèche, cette partie horizontale de la grue.

La flèche est la partie horizontale, donc, sur laquelle se déplace un chariot. Ce chariot est l’élément de la grue sur lequel les charges sont transportées grâce à son crochet de levage.

C’est pourquoi, à l’extrémité de la flèche, on trouve une contre-flèche équipée d’imposants contrepoids.

Le tout est actionné par un moteur, qui ne nécessite pas une puissance hors normes car, en effet, la grue est un engin savamment pensé !

Un ingénieux système de câbles et de poulies permet de répartir efficacement la charge et l’effort de traction. Ainsi, le moteur n’est pas sollicité en pleine puissance pour lever la charge.

Le grutier contrôle ensuite le levage, l’orientation de la flèche et la distribution grâce à ses nombreuses commandes.

Un petit dessin pour mieux comprendre :